LE MOT DE L'ARCHITECTE

Nous sommes dans un décor de légendes : ce pourrait être celle d'une armée se portant avec acharnement à l'assaut de la citadelle, celle d'une armée de golfeurs, artilleurs passionnés qui "attaquent" à coup de bois, à coups de fers les 18 greens du parcours, comme autant de bastions qui tiennent à distance de la forteresse les intrus.

Alors l'architecte de golf joue au général en chef, et déploie son parcours comme un terrain de manoeuvres :

c'est un repli, tout d'abord, vers les Roches de Nans, pour préparer les troupes,

puis dès le trou n°2, une première attaque en direction des communs ; au 3, on se porte vers une position stratégique : la vue est parfaite et les coups pleuvent, au 4, contre la grosse tour de pierre ; ils redoublent au 6 et au 9.

Mais rien y fait, la forteresse résiste et les golfeurs fourbus replient leurs positions dans le vallon qui lie Cubry à Cubrial.

Ce sera, les forces retrouvées, l'ultime assaut = drive, spoon, wedge et le green 17 cède. = bois 1, fer 9 = c'est au tour du 18 de capituler, et les joueurs peuvent approcher de la citadelle, d'où ne jaillit nulle huile bouillante = juste un chocolat chaud ou un whisky frappé, selon les goûts...

Robert BERTHET